Otages français dans le monde : on vous attend !

Otages-francais-au-Niger.jpg

2011 a été, pour la plupart d'entre eux, l'année de l'enlèvement...

Pour d'autres, elle fut celle de la délivrance (on pense aux journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ou au Franco-Israélien Gilad Shalit) ou, plus tragiquement, l'année de la mort (n'oublions pas Marie Dedieu, atteinte d'un cancer et "torturée" par des ravisseurs qui ne lui ont accordé aucun soin).

Espérons que 2012 soit, pour les sept Français encore otages dans le monde (4 au Sahel - photo -, 2 autres au Niger et un dernier en Somalie), l'année de la libération après des semaines, parfois des mois de captivité !

Pour que leur sort ne s'achève pas dans des conditions terribles, qui endeuilleraient aussi bien leur famille que notre Nation, la mobilisation citoyenne est indispensable ! Pensez à eux chaque jour ! Relayez ce message ! Et, faisons en sorte que ces citoyens originaires du pays des droits de l'homme ne soient plus privés de leur liberté...

Pour un monde meilleur

Oiseau-bleu-de-Magritte.jpgJes6 apporte sa contribution à huit commmunautés (voir la liste dans la colonne de droite). Passionné par les questions internationales, et attaché à ce que nous laissions à nos enfants un monde solidaire, démocratique et pacifié, je vous invite à rejoindre la communauté que je gère ("Pour un monde meilleur"), afin de nous y faire profiter de vos réflexions et analyses sur la bonne marche du monde. Pour cela, cliquez sur l'image ci-contre ("l'Oiseau bleu", tableau du peintre belge surréaliste René Magritte, est le symbole de la communauté), puis laissez-vous guider. Sur la page d'accueil, vous trouverez la liste des articles et, en bas, les formus publiés par les membres: n'hésitez pas à y poster vos avis sur les sujets proposés ou à ouvrir une nouvelle discussion sur un thème qui vous est cher !

L'ambition de cette communauté, forte d'une centaine de contributeurs, est de réagir à l'actualité internationale et européenne, de débattre de grands sujets comme l'immigration, les droits de l'homme, la bataille pour la paix, la démocratie et la solidarité entre les peuples. Construire un monde meilleur: tel est notre objectif commun, pour lequel nous avançons des propositions. Dès maintenant, je vous invite à consulter les "10 défis pour changer le monde" (colonne de droite): dix pages qui résument les réformes dont notre planète a besoin. Je vous souhaite, sur les blogs de la communauté, d'agréables moments de partage et de lecture !

Jes6 en quelques mots

En décembre 2005, je me suis lancé dans l'aventure de la blogosphère, soucieux d'apporter ma pierre au débat politique qui agitait alors la Toile, à deux ans de la Présidentielle 2007.

Premier casse-tête: trouver un nom à ce blog. Première certitude: soucieux de ne pas me mettre en avant, je ne voulais pas y faire figurer mon nom. Première décision: j'ai donc choisi d'inventer un  triptyque, sur le modèle de celui qui s'affiche au fronton de nos mairies (photo), et qui résume mes convictions.

Résultat: JES6... avec J pour Justice, E pour Equité, S pour Solidarité et 6 pour VIème République (la réforme des institutions pour revivifier nos institutions étant un de mes projets-phares et un sujet qui me passionne) ! L'ambition de ce blog reste de provoquer le débat autour des sujets qui ont fait, font ou feront l'actualité... Vos propres analyses, contre-propositions, réactions et critiques sont les bienvenues: pour continuer à faire vivre ce blog, je vous invite à y poster vos commentaires.

 
Pour parvenir à ces objectifs, ambitieux, j'alimente principalement trois communautés pour construire, avec d'autres blogueurs, des propositions susceptibles de "réformer la France", bâtir "un monde meilleur" et faire entendre "la voix des Européens".

Mes articles proposent, alternativement, mes analyses de l'actualité et des propositions concrètes pour nourrir le débat d'idées. Ainsi, alors que s'ouvre une année politiquement riche, je vous invite à découvrir "Ce que j'attends en 2012" et un rappel de "Mes 10 réformes en 2007" (deux rubriques de la colonne de droite). Vous y trouverez un résumé de mes propositions en matière de politique française et européenne, fruits de six années de réflexion.

Quant à la dimension européenne (évoquée par l'extension .eu de l'adresse du blog), elle me semble fondamentale: pour moi, un projet pour la France est caduque sans un volet européen ambitieux. Et j'entends le démontrer ici !

 

Je vous souhaite de bons moments de lecture sur le blog. La colonne de droite, dont l'architecture vient d'être repensée, vous aide à naviguer en recherchant des articles, en vous abonnant à la newsletter ou encore en proposant des liens vers des blogs et autres sites permettant de prolonger votre réflexion.

Sachez que vous pouvez me contacter par mail (pour me faire part de vos remarques sur le blog sans pour autant laisser un commentaire attaché à l'un des articles), à cette adresse: contact@jes6-leblog.eu

Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 19:01

Hier, mercredi 11 janvier, je réagissais, quelques minutes après son annonce officielle, au décès du journaliste Gilles Jacquier, grand reporter à France 2, envoyé spécial en Syrie. J'y exprimais ma colère de voir les Occidentaux réagir aussi mollement face à ce drame et à la situation dramatique que le peuple syrien subit depuis de longs mois. La politique du dictateur El-Assad ne semble pas émouvoir nos diplomates qui préfèrent jouer à l'autruche, se cacher de la dure réalité, laisser des millions de civils entre les mains d'un bourreau accroché à son pouvoir. Triste nouvelle: hier soir, la Haute-représentante de l'UE pour les questions extérieures (l'inconsistante Catherine Ashton) réclamait que l'enquête sur les circonstances de la mort du journaliste (enquête réclamée par Alain Juppé) soit "rapide". Eh bien... C'est virulent !

 

Pour rendre hommage à ce journaliste engagé, désireux de tourner un reportage du côté du pouvoir syrien (pour ne pas s'enfermer dans le seul point de vue des opposants) et actif sur les terrains les plus dangereux de la planète depuis le milieu des années 1990, voici le portrait que France 2 a diffusé dans son JT de 20 heures, hier soir.

 

 

Plus qu'une autre, la mort de Gilles Jacquier m'a ému et profondément attristé. J'ai bien failli verser une larme à l'entrée du journal de David Pujadas. Grand reporter dans des pays où la guerre, la famine, la misère ou la dictature martyrisent des peuples sans voix, telle était la mission de cet homme de 43 ans. Porter à la connaissance des peuples occidentaux la réalité de conflits parfois complexes, telle était aussi l'ambition de la rédaction de France 2... Une mission et une ambition que j'aimerais moi-même servir, dans un avenir lointain. J'imagine très bien quitter l'Education nationale (quand ce métier, qui est mon actuelle passion, ne m'attirera plus !) pour embrasser une carrière journalistique. Risquer sa vie pour informer est noble, terriblement courageux... mais aussi profondément injuste ! S'il est bien des personnes qui méritent la Légion d'honneur, en France, les grands reporters de guerre sont de ceux-là... Et si le président Sarkozy décidait de décorer ceux qui n'ont pas encore perdu la vie ?... En attendant de partir en guerre contre la tyrannie meurtrière du régime syrien !

Par Aurelien Royer - Publié dans : L'actu en vidéo - Communauté : Pour un monde meilleur
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 17:35

"Ne nous y trompons pas: si nous ratoons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles d'une guerre". A qui doit-on attribuer cette phrase, pleine de nuance et de bon-sens? A propos de quoi?... Réponse: Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale (à ce titre, 4ème personnage de l'Etat), évoquant, dans ses voeux pour 2012, les conséquences de l'application du programme de François Hollande si le candidat socialiste l'emportait en mai prochain.

 

Outre le fait que cette déclaration, tout aussi intelligente que certaines envolées lyriques des Morano et compagnie, n'apporte rien au débat d'idées et à la confrontation démocratique que les Français attendent de leurs responsables politiques, un tel propos illustre à merveille l'état dans lequel se trouve l'actuelle majorité. Il ne se passe désormais pas un jour sans qu'un responsable UMP (ministre, secrétaire d'Etat dont on ignorait qu'il appartenait au gouvernement, député) n'ajoute un bon mot qui fera le buzz et l'ouverture des JT au concert des stupidités que la classe politique nous joue ces derniers temps. Ceux-là mêmes qui dénonçent un débat "au ras des pâquerettes", appelant le camp d'en face à faire preuve de responsabilité et de clarté, contribuent au pourrissement d'un débat qui viendrait à dégoûter les citoyens les plus politisés... Ceux qui, comme moi, parviennent à faire abstraction des imbécilités politiciennes pour comprendre les projets gouvernementaux et tenter d'apercevoir les contre-propositions de l'opposition. Or, qu'ils soient de droite ou de gauche, les responsables politiques engagés dans la présidentielle ne brillent pas par leur audace ! S'il faut s'abaisser au niveau des aboyeurs de l'UMP, qui préfèrent décrocher le "twitt de la semaine" plutôt que parler des sujets qui intéressent les citoyens (électeurs), pour faire de la politique, alors je rends ma carte !

 

Depuis quelques semaines, alors que la primaire socialiste avait donné une belle occasion de parler des dossiers habituellement passés sous silence, le débat politique, relayé par des médias qui s'en délectent et qui contribuent à ce qu'il se poursuive ainsi, n'apporte rien. Alors que le candidat PS (et ses communicants qui ne communiquent pas entre eux) avance des propositions concrètes sur des sujets intéressants (dernière en date: la réforme du quotient familial), en attendant que le projet global ne soit dévoilé à la fin de mois, les francs-tireurs de l'UMP répliquent. La méthode est à la fois efficace et débilisante. Efficace parce que François Hollande montre ses faiblesses, notamment l'imprécision de certaines de ses idées. Débilisante car les répliques de la droite n'évoquent jamais le fond du sujet, privant les Français d'un vrai débat. Et ce n'est pas la réaction du président Sarkozy qui arrange les choses: "Je veux le dire ici, en tant que chef de l'Etat, supprimer le quotient familial reviendrait à détruire notre politique familiale. Et cela, je ne le veux pas. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour l'empêcher !" a-t-il expliqué, en substance. Il nous fait donc le coup du président protecteur, le chef de l'Etat sortant qui, par son expérience et ses formidables compétences, connaît mieux que quiconque l'intérêt supérieur de la Nation !

 

Non seulement, Nicolas Sarkozy n'apporte aucun argument mais, pire, il fait campagne avec nos impôts, se permettant de réagir à chaque proposition de son adversaire pendant ses déplacements présidentiels. Il va lui falloir choisir: soit le locataire de l'Elysée attend la dernière minute pour être candidat et, dans ce cas, il ne participe pas au débat lancé par les autres postulants à la présidentielle; soit il s'implique dans ce débat et, dans ce cas, il est un candidat qui porte la contradiction à ses challengers. Il ne peut être le deux en même temps ! Enfin, alors que sa stratégie de campagne consistera à expliquer aux Français que, sans lui, le pays s'écroulerait, le président met en place son équipe: ses fidèles (parmi lesquels ces ministres qui sillonnent plus les plateaux télé que les provinces de France) ont pour consigne de réagir à la moindre proposition venue d'en-face. Objectif: ne pas laisser le PS occuper le terrain (alors qu'Hollande parvient à dicter les thèmes de campagne). Les porte-parole du candidat socialiste peinent, en ce moment, à prendre l'avantage. On voit davantage de cafouillages que de cohérence. Pour gagner la bataille, les lieutenants d'Hollande devront sortir les griffes, répliquer sans s'enfermer dans des polémiques sans fin (et sans intérêt). Faute de quoi, la déception risque d'être grande dans quatre mois.

 

Quoi qu'il en soit, nous entrons (malheureusement) dans une campagne de communication: chaque candidat va chercher à se vendre, avec un programme assez vague pour ne rien promettre de précis (car les finances publiques ne le permettent pas). Chacun mettra ses points forts en avant (l'expérience pour celui-ci, le fait d'avoir identifié les causes du mal français pour celui-là, l'envie de changement pour un autre...). Les Français éliront le moins mauvais. Et ce sera reparti pour 5 ans... sans véritable débat d'idées?

Par Aurelien Royer - Publié dans : Les campagnes électorales - Communauté : Libre parole
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 17:02

C'est la goutte d'eau. L'information fait le tour de tous les médias (radios, télés d'info en continu, sites Internet d'information) depuis plus d'une demi-heure: un journaliste de France 2 (Gilles Jacquier), grand reporter (l'un des "grades" les plus honorifiques de la Gilles Jacquierprofession), reporter d'images (photo), plusieurs fois dépêché en Afghanistan et lauréat du Prix Albert-Londres (l'un des plus prestigieux de la profession) en 2003, a été tué à Homs aujourd'hui ! Homs est l'une des principales villes de Syrie (au nord de Damas) où se cristallise la rebellion et l'opposition au régime liberticide, autoritaire et assassin de Bachar El-Assad. C'est un peu l'équivalent local de Benghazi, ex-fief des insurgés libyens au régime du colonel Kadhafi.

 

Depuis février 2011, et le début de l'insurrection libyenne, une question revient sans cesse: mais pourquoi la communauté internationale, qui s'est courageusement lancée dans l'aventure libyenne, prêtant main forte à une opposition qui a eu raison d'un dictateur sanguinaire, ne fait-elle pas preuve du même courage pour aider le peuple syrien à se débarasser de son actuel dirigeant? Cette interrogation est si légitime que l'ambassadeur de France à l'ONU, un soir où le Conseil de sécurité a refusé de sanctionner le régime syrien, s'est emporté dénonçant la complicité occidentale par abstention. La vidéo avait alors fait le tour du Web:

 

 

 

Dans une interview sur i-Télé, à la suite de coup de gueule, l'ambassadeur avait nommé les pays incriminés, dénonçant les vetos de la Chine et la Russie (deux autres régimes autoritaires) et le désintérêt de puissances émergentes démocratiques comme le Bresil et l'Afrique du sud. Aujourd'hui, l'interrogation demeure la même. Les similitudes entre les deux situations sont troublantes: en plus de priver son peuple des libertés les plus fondamentales, d'envoyer l'armée pour reprendre le contrôle des villes perdues (sans s'interdire d'éliminer les opposants), El Assad nargue la communauté internationale en faisant défiler, face aux caméras, une délégation de la Ligue arabe qui conclut qu'il ne se passe rien d'inquiétant. Dommage que les images prises par des Syriens avec leurs téléphones portables et postées sur le Net affirment le contraire, montrant parfois ces mêmes observateurs sous les balles du régime ! Cette semaine, l'assassin de Damas a ajouté une nouvelle provocation: tels ses homologues, sentant la colère populaire monter (hors de la capitale où il est enfermé), il promet des élections. En l'occurence, un référendum sur une nouvelle Constitution. Bachar, tel un Mohamed VI contesté par la rue, annonce des réformes, plus de souplesse... de quoi, imagine-t-il, faire patienter les Occidentaux qui, jusque-là, ne bougeaient pas le petit doigt !

 

Ce mercredi, la goutte d'eau a fait débordé le vase. A mes yeux, la mort d'un journaliste français, tué alors qu'il exerçait son métier lors d'un bombardement, dont on imagine que le gouvernement n'est pas étranger, est un acte gravissime. Alain Juppé se contente d'appeler à "faire la lumière" sur les circonstances de la mort de Gilles Jacquier, sur place dans le cadre d'un reportage pour "Envoyé spécial" ! Le chef du quai d'Orsay a par ailleurs demandé à notre ambassadeur présent sur place de donner aux autorités locales toute l'aide nécessaire pour mener cette enquête et protéger le reste des autres journalises présents sur place. Pourquoi la France n'utilise-t-elle pas cet événement majeur pour rappeler son ambassadeur, exclure celui de Syrie en France (s'il y est encore, ce que je ne sais pas) et rompre les relations diplomatiques? Pourquoi la France, paraît-il déterminée à montrer la voie en adoptant seule la taxe Tobin, n'ouvre-t-elle le chemin pour une prise de conscience internationale de la dangerosité que le dictateur syrien représente pour son pays et l'ensemble du Moyen-Orient? M. Sarkozy, si prompt à se mettre en avant, aurait-il une réponse à ces questions?

Par Aurelien Royer - Publié dans : Chronique monde - Communauté : Pour un monde meilleur
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 19:19

Il réclame 500 signatures. Non pas les parrainages que convoitent les candidats à la Présidence de la République, mais des soutiens publics d'élus locaux sur un sujet sensible: le mal-logement. L'ex joueur de foot, Eric Cantona, revient sur le devant de la scène médiatique: après le flop de son appel à vider nos comptes bancaires (dont le but était de prouver que la capacité de nuisance des simples citoyens, sans lesquels le système bancaire pourrait s'écrouler), l'abbé Eric lance, tel l'abbé Pierre en 1954, un appel à destination de la classe politique. Son but: que l'accès à un logement décent, notamment pour les plus faibles, soit un sujet-phare de la prochaine campagne présidentielle... Cet appel fait suite au clip (pour la Fondation Abbe-Pierre), tourné en 2010, dans lequel Cantona se mettait dans les habits d'un agent immobilier. Voyez plutôt !

 

 

L'objectif de l'ex-star du ballon rond: faire du droit au logement l'équivalent en 2012 du Pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007. A l'époque, l'animateur vedette d'Ushuaia poussait les candidats à signer, un par un, face caméra, un texte par lequel ils s'engageaient à faire du développement durable (hausse des énergies propres, protection de l'environnement et de la biodiversité, création d'un ministère...) une priorité du quinquennat. Succès garanti.

 

On souhaite le même sort à l'initiative d'Eric Cantona. Ce dernier, dont les capacités à médiatiser les causes pour lesquelles il s'engage (en l'occurence, il n'est pas la seule personnalité à soutenir les combats de la Fondation Abbé-Pierre), devrait parvenir à ses fins. Pour l'heure, il y a de quoi être optimiste: soucieux de leur popularité, les politiciens de tous bords ont exprimé leur accord unanime avec cette noble cause. Premier concerné, Benoist Apparu (secrétaire d'Etat au logement) se félicite de l'initiative. A croire que le coup de gueule d'une célébrité, relayée par le soutien des maires qui signeront cet appel, pèse plus que les agissements d'un membre du gouvernement ! A moins que l'actuelle équipe dirigeante ne se donne pas les moyens de ses ambitions: il en est du logement comme de bien autres sujets. L'opposition fera-t-elle mieux? Au cours de la campagne électorale, des réponses nous seront données. Nous devrons donc rester vigilants.

Par Aurelien Royer - Publié dans : L'actu en vidéo - Communauté : Réformer la France
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 11:29

Nouvelle année. Nouvelles résolutions. Nouvelle rubrique.

J'inaugure, ce lundi, la dernière née des rubriques de Jes6: "L'actu en vidéo".

Chaque fois que j'estimerai nécessaire de diffuser une vidéo auprès de mes lecteurs, parce qu'elle apporte un éclairage utile sur l'actualité, je le ferai. C'est ma façon de rendre plus visible et plus attractive la rubrique "La vidéo du moment" que vous pouviez consulter, jusque-là, dans la colonne de droite. Désormais, sans que le rythme soit aussi régulier qu'auparavant (je m'efforçais de publier une vidéo par quinzaine), je publierai les vidéos qui font le "buzz" tout en vous laissant la possibilité de réagir en postant des commentaires (ce qui était impossible jusqu'à présent) !

 

Première vidéo: l'interview de Nicolas Dupont-Aignan, président du micro-parti "Debout la République", plus proche de l'association dont le but est la promotion de son président que du parti politique traditionnel. L'élu de l'Essonne, anciennement étiqueté UMP, se lance dans la bataille présidentielle. Et, à bien l'écouter, on se rend compte que l'analyse qu'il fait de la situation de la France est particulièrement fine et correcte, tout comme bon nombre de propositions qu'il soumet au vote des Français.

 

Dans cette vidéo, interrogé sur le mouvement de grèves des personnels de sécurité des aéroports ou sur le fameux "produire français", il identifie la (ou les) vraie(s) cause(s) du problème. Contrairement à l'actuelle équipe gouvernementale, il ne se donne pas comme mission de gommer les effets des problèmes, mais de s'attaquer à la racine de ces maux. C'est d'ailleurs ce qui rend ses propositions intéressantes: je vous laisse juger.

 



J'ai voulu mettre à l'honneur Nicolas Dupont-Aignan pour mon premier numéro des "Candidats en vidéo" car, campagne présidentielle oblige, chacun(e) des prétendant(e)s à l'Elysée va arpenter les plateaux télé et studios radio pour diffuser son message. Donner au président de Debout la République mon premier article est une manière de montrer que, dans le débat qui va commencer à agiter la société française et la glosophère, il y a toute sa place. Que ses propositions méritent réflexion et échanges. J'espère que vous saurez saisir ces nouveaux rendez-vous sur Jes6 pour contribuer au débat de la présidentielle !

 

Quant à la candidature de M. Dupont-Aignan, elle ne m'intéresse pas seulement sur le fond... mais aussi sur la forme. Confronté à l'érosion de son électorat de base (qu'il avait su conquérir avec force en 2007), Nicolas Sarkozy est en difficulté. A raison de promesses, voire de postes distribués (on imagine mal Borloo renoncé sans garantie d'une confortable place dans l'équipe suivante), l'actuel chef de l'Etat a tenté, avec plus ou moins de succès, d'éliminer ces candidats qui auraient pu le gêner. Non qu'ils aient pu le dépasser pour prendre sa place au 2ème place. Mais, ces candidats populaires, qui reflètent une vision assez différente de la politique à mener, auraient pu capter une part importante des voix, plaçant le candidat de l'UMP en position de faiblesse... voire en 3ème place, derrière François Hollande et Marine Le Pen. En revanche, les "petits candidats", dont l'audience est limitée par leur manque de crédibilité (comme Mme Boutin, dont le discours n'a pas bougé en quinze ans !), de charisme ou encore de célébrité, le président Sarkozy ne les freine pas. Les élus de droite vont aider ces candidats à obtenir les 500 parrainages. Objectif? Que les électeurs de droite déçus du sarkozysme, qui n'auraient pas voté Sarko au 1er tour, ne tombent pas dans l'escarcelle du FN, mais dans celle d'autres candidats. Ainsi, ces électeurs égarés, suffisamment à droite pour ne pas glisser à gauche au 2nd tour, reviendront au bercail en cas de duel Hollande-Sarkozy. C'est vraisemblablement le pari du président à l'égard de l'électorat potentiel de Nicolas Dupont-Aignan. L'avenir dira si cette stratégie aura été payante !

Par Aurelien Royer - Publié dans : L'actu en vidéo - Communauté : Libre parole
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Un monde meilleur: citations

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien
(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire
(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

“A une juste guerre, préférons une injuste paix” (Samuel Butler)

 

“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

“Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,-Et voilà la guerre allumée”
(
Jean de La Fontaine, Fables "les Deux Coqs")

“On ne fait la guerre que pour faire enfin la paix” (Dictionnaire Le Littré)

“La paix, c'est de la
guerre ailleurs”
(
Jacques Prévert)

“S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité” (Tacite, historien romain des Ier et IIème siècles après JC)
 
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