Otages français dans le monde : on vous attend !

Otages-francais-au-Niger.jpg

2011 a été, pour la plupart d'entre eux, l'année de l'enlèvement...

Pour d'autres, elle fut celle de la délivrance (on pense aux journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ou au Franco-Israélien Gilad Shalit) ou, plus tragiquement, l'année de la mort (n'oublions pas Marie Dedieu, atteinte d'un cancer et "torturée" par des ravisseurs qui ne lui ont accordé aucun soin).

Espérons que 2012 soit, pour les sept Français encore otages dans le monde (4 au Sahel - photo -, 2 autres au Niger et un dernier en Somalie), l'année de la libération après des semaines, parfois des mois de captivité !

Pour que leur sort ne s'achève pas dans des conditions terribles, qui endeuilleraient aussi bien leur famille que notre Nation, la mobilisation citoyenne est indispensable ! Pensez à eux chaque jour ! Relayez ce message ! Et, faisons en sorte que ces citoyens originaires du pays des droits de l'homme ne soient plus privés de leur liberté...

Pour un monde meilleur

Oiseau-bleu-de-Magritte.jpgJes6 apporte sa contribution à huit commmunautés (voir la liste dans la colonne de droite). Passionné par les questions internationales, et attaché à ce que nous laissions à nos enfants un monde solidaire, démocratique et pacifié, je vous invite à rejoindre la communauté que je gère ("Pour un monde meilleur"), afin de nous y faire profiter de vos réflexions et analyses sur la bonne marche du monde. Pour cela, cliquez sur l'image ci-contre ("l'Oiseau bleu", tableau du peintre belge surréaliste René Magritte, est le symbole de la communauté), puis laissez-vous guider. Sur la page d'accueil, vous trouverez la liste des articles et, en bas, les formus publiés par les membres: n'hésitez pas à y poster vos avis sur les sujets proposés ou à ouvrir une nouvelle discussion sur un thème qui vous est cher !

L'ambition de cette communauté, forte d'une centaine de contributeurs, est de réagir à l'actualité internationale et européenne, de débattre de grands sujets comme l'immigration, les droits de l'homme, la bataille pour la paix, la démocratie et la solidarité entre les peuples. Construire un monde meilleur: tel est notre objectif commun, pour lequel nous avançons des propositions. Dès maintenant, je vous invite à consulter les "10 défis pour changer le monde" (colonne de droite): dix pages qui résument les réformes dont notre planète a besoin. Je vous souhaite, sur les blogs de la communauté, d'agréables moments de partage et de lecture !

Jes6 en quelques mots

En décembre 2005, je me suis lancé dans l'aventure de la blogosphère, soucieux d'apporter ma pierre au débat politique qui agitait alors la Toile, à deux ans de la Présidentielle 2007.

Premier casse-tête: trouver un nom à ce blog. Première certitude: soucieux de ne pas me mettre en avant, je ne voulais pas y faire figurer mon nom. Première décision: j'ai donc choisi d'inventer un  triptyque, sur le modèle de celui qui s'affiche au fronton de nos mairies (photo), et qui résume mes convictions.

Résultat: JES6... avec J pour Justice, E pour Equité, S pour Solidarité et 6 pour VIème République (la réforme des institutions pour revivifier nos institutions étant un de mes projets-phares et un sujet qui me passionne) ! L'ambition de ce blog reste de provoquer le débat autour des sujets qui ont fait, font ou feront l'actualité... Vos propres analyses, contre-propositions, réactions et critiques sont les bienvenues: pour continuer à faire vivre ce blog, je vous invite à y poster vos commentaires.

 
Pour parvenir à ces objectifs, ambitieux, j'alimente principalement trois communautés pour construire, avec d'autres blogueurs, des propositions susceptibles de "réformer la France", bâtir "un monde meilleur" et faire entendre "la voix des Européens".

Mes articles proposent, alternativement, mes analyses de l'actualité et des propositions concrètes pour nourrir le débat d'idées. Ainsi, alors que s'ouvre une année politiquement riche, je vous invite à découvrir "Ce que j'attends en 2012" et un rappel de "Mes 10 réformes en 2007" (deux rubriques de la colonne de droite). Vous y trouverez un résumé de mes propositions en matière de politique française et européenne, fruits de six années de réflexion.

Quant à la dimension européenne (évoquée par l'extension .eu de l'adresse du blog), elle me semble fondamentale: pour moi, un projet pour la France est caduque sans un volet européen ambitieux. Et j'entends le démontrer ici !

 

Je vous souhaite de bons moments de lecture sur le blog. La colonne de droite, dont l'architecture vient d'être repensée, vous aide à naviguer en recherchant des articles, en vous abonnant à la newsletter ou encore en proposant des liens vers des blogs et autres sites permettant de prolonger votre réflexion.

Sachez que vous pouvez me contacter par mail (pour me faire part de vos remarques sur le blog sans pour autant laisser un commentaire attaché à l'un des articles), à cette adresse: contact@jes6-leblog.eu

Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 11:21

J'inaugure, aujourd'hui, une nouvelle rubrique. Alors qu'un nouveau quinquennat commence, ma situation change: pour la 1ère fois depuis la création du blog, je ne suis pas dans l'opposition au pouvoir en place. Mais, soucieux de ne pas défendre toutes les décisions du gouvernement, je veux exprimer mon regard critique (sans cacher mon a priori favorable) à travers un nouvel exercice: chaque samedi, je vous proposerai un numéro de "Jes6 Hebdo" avec une vraie-fausse "Une" reprenant ma sélection des photos de la semaine, en-dessous de laquelle je vous proposerai mon analyse de l'actualité à travers un éditorial qui visera à lier les événements de ma "Une".

 

Numéro du 19 mai 2012:

 

Hebdo-19-mai.jpg

 

Mon éditorial: "La semaine écoulée a été forte en images et en émotions. Le peuple de gauche est entré, avec son nouveau leader, à l'Elysée: mardi, François Hollande est devenu le septième président de la Vème République, fermant la parenthèse Sarkozy marquée par la crise mondiale et l'accroissement des inégalités en France.

Que ce soit pour le choix de son gouvernement ou des symboles choisis pour la journée d'investiture, le nouvel élu a confirmé ses priorités. Hommage à Jules Ferry et ministre de l'Education en 3ème position protocolaire: l'école devient l'une des priorités absolues de l'équipe au pouvoir. Hommage à Marie Curie, symbole de l'intégration et de la réussite de notre recherche: l'innovation et l'investissement deviennent deux leviers d'action pour remettre l'industrie sur les rails, avec le doux espoir d'un "Redressement productif".

Avant même de décider, l'élection du socialiste a rebattu les cartes sur le Vieux Continent: le seul choix démocratique du peuple français a suffi à modifier le discours des Merkel, Barroso, Junker et consors. Preuve que notre pays garde sa capacité d'influence en Europe. Dans la continuité de son prédécesseur, l'Europe reste une priorité: Jean-Marc Ayrault le germanophile accède à l'Elysée, Laurent Fabius l'expérimenté rejoint le quai d'Orsay dont il rêvait...

Sur la scène européenne, footballistique cette fois, la France aussi brille. Tandis que le chef de l'Etat s'oblige à un gouvernement strictement paritaire, faisant entrer des femmes parlementaires mais peu connues du grand public, les joueuses de l'OL remportaient leur 2ème Ligue des champions. Un événement sportif passé inaperçu, pourtant plein de symbole et d'espoir. Merci mesdames !".

 

Et n'oubliez pas de (re)lire mes articles de la semaine, dont voici une sélection:

- Ayrault à Matignon, premier "hollandisme"

- Faut-il craindre le modèle allemand?

- Ayrault 1, mieux que Fillon 1

- Le gouvernement "idéal": à vos avis ! (où je vous présente l'architecture d'un gouvernement à 24 membres, structuré autour de quatre pôles prioritaires).

Par Aurelien Royer - Publié dans : Jes6 Hebdo - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 18:10

"Tristounet blanc succède à Tristounet brun": c'est par cette formule que l'humoriste Nicolas Canteloup a commenté, sur Europe 1, le passage de témoin, à Matignon, entre François Fillon et Jean-Marc Auyrault (photo). C'est l'exercice du jour dans tous Fillon-Ayraultles médias: comparer les équipes gouvernementales. Passations de pouvoir dans les ministères obligent, la tentation est grande de profiter de l'annonce de la composition du nouveau gouvernement pour vérifier que les engagements (nombre, parité, diversité) sont tenus... avec cette question: le duo Hollande-Ayrault fait-il mieux que le tandem Sarko-Fillon? Et chaque camp choisit, finalement, ce qui l'arrange. Ainsi, côté UMP, les aboyeurs en chef (Nadine Morano sur Twitter et l'incontournable Jean-François Copé, agaçant en chef de la majorité et futur emmerdeur en chef de l'opposition), on a lancé la bataille des chiffres. Le président avair promis de réduire le train de vie de l'Etat en réduisant les salaires des ministres? Les calculs ont été faits. Le gouvernement Ayrault 1 coûtera plus cher à la France que le gouvernement Fillon 1: d'après eux, la baisse des salaires de 30% est compensée par le nombre élevé de ministres (34) et l'absence de secrétaires d'Etat (moins payés que les "ministres").

 

Les médias ont fait le calcul (avec des résultats divergents, d'ailleurs). Si j'en crois le site d'Europe 1 [lire ICI], le gouvernement Fillon 1 coûtait 288 000€ brut par mois (avec 15 ministres et 4 secrétaires d'Etat, soit 19 membres). Le gouvernement Ayrault 1, avec 35 ministres (Premier ministre, ministres de plein exercice et ministres délégués compris), coûtera 342 000€ brut mensuels (soit une hausse de 19% pour les finances publiques). Ceci dit, l'article souligne que le gouvernement Fillon à 19 n'a duré qu'un mois... Après les législatives de juin 2007 (et la départ, par exemple, de Juppé, battu aux législatives), le gouvernement Fillon 2 comptait 37 membres ! Ainsi, la dernière équipe Fillon, forgée en novembre 2010, coûtait 441 000€ brut mensuels. Autre entorse à l'argumentaire UMP: le gouvernement Fillon 1 ne comptait pas 19, mais 21 membres si l'on inclut, comme c'est fait pour l'équipe Ayrault, le chef du gouvernement et, à l'époque, le Haut-commissaire Martin Hirsch. Bilan des courses: entre le début et la fin du quinquennat sarkozyste, le coût du gouvernement pour les finances publiques a augmenté de 53% ! Et si l'on compare Fillon 3 à Ayrault 1, la baisse du coût du nouveau gouvernement est donc de 22%. Certes, le coût total du gouvernement ne diminue pas autant (30%) que la baisse au cas par cas des salaires de ses membres, mais on est loin de "l'imposture" dénoncée par le tandem Copé-Morano.

 

Au-delà de la question du coût (qui n'aura de sens qu'une fois les législatives passées, quand nous connaîtrons le nombre exact de ministres maintenus et la composition de leurs cabinets), il y a aussi quelques valeurs et symboles qu'il est utile de prendre en considération. Personnellement, le nombre élevé de porte-feuilles m'a irrité: dès hier, j'expliquais que le nombre élevé d'hommes à "caser" obligeait le couple exécutif à trouver autant de postes pour des femmes et, au final, respecter scrupuleusement la parité (9 femmes et 9 hommes ministres de plein exercice + 8 femmes et 8 hommes ministres délégués). Dans cette équipe massive, on découvre donc des nouvelles appellations qui ne convaincent pas nécessairement, à l'exemple de Delphine Batho qui devient "ministre déléguée à la Justice" sans autre précision (alors que tous ses collègues héritent d'un périmètre détaillé) ! Dans cette équipe massive, on découvre aussi des noms de femmes politiques qui m'étaient inconnues, souvent des députées (ce qui confirme que M. Ayrault, qui les a cotoyées ces cinq dernières années, est bien à l'origine de cette liste ministérielle). Heureusement pour l'équipe au pouvoir, il y avait, dans le groupe socialiste à l'Assemblée, assez de femmes... car, compte-tenu de leur faible proportion, ce n'était pas gagné !

 

Mis à part ces "limites", le gouvernement Ayrault est une réussite:

1- Tous les membres du gouvernement sont égaux: certes, il n'y a pas de secrétaires d'Etat (ce rend que François Fillon avait exploité pour grossir son effectif en expliquant qu'en nombre de ministres, les objectifs de campagne du candidat Sarkozy étaient maintenus !), mais les 34 heureux élus ont un titre similaire. Certes, Laurent Fabius, le Juppé d'Hollande, est n°2 du gouvernement (un poids lourd, qui a déjà eu des fonctions plus importantes par le passé, se retrouve forcément en tête de la hiérarchie...), mais M. Ayrault n'a pas été jusqu'à lui attribuer la fonction superficielle et égocentrique de "ministre d'Etat", bien qu'il détienne un des porte-feuilles prioritaires (les relations internationales, notamment à l'échelle européenne, seront, comme ces derniers jours l'ont montré, déterminantes).

2- A part le "cas" Fabius, l'ordre protocolaire a suivi l'ordre des priorités du nouveau Président: ministre de l'Education n°3, ministre de la Justice n°4, ministre de l'Economie n°5... plaçant le ministère de l'Intérieur ou celui de la Défense plus loin qu'ils ne le sont d'habitude.

 

3- Certaines nouvelles appellations, ambitieuses, apparaissent, montrant que le nouveau Président parie sur l'énergie d'un ministre à temps-plein pour défendre "le Droit des femmes" (pour la prometteuse Najat Vallaud-Belkacem) ou encore le très commenté "Redressement productif" où M. Montebourg aura du pain sur la planche, sans aucune garantie de succès, tant la tâche s'annonce rude ! N'oublions pas le ministère du "Travail et du dialogue social" où Michel Sapin devra mettre en application un nouveau contrat de confiance avec les organisations syndicales, ou encore celui "de la Réforme de l'Etat et de la Décentralisation" pour lequel Marylise Lebranchu (aubryiste, jusque-là candidate discrète au Perchoir de l'Assemblée) aura la charge de mener ce nouvel acte vers la régionalisation à la française.

4- L'UMP dénonce des ministres inexpérimentés en trop grand nombre. Trois contre-arguments permettent de détruire cette attaque que les ténors de la droite auraient dénoncés si la gauche l'avait elle-même employée. En 2002, le gouvernement Raffarin, issu d'une alternance et bien peu "ouvert" (Chirac a regretté, plus tard, de faire une équipe "UMP"), a fait la place belle à ces nouveaux talents, peu expérimentés, qui ont constitué, ensuite, le vivier dans lequel Sarkozy a pu puiser pour constituer ses propres gouvernements ! Par ailleurs, la gauche n'ayant pas été au pouvoir depuis dix ans, trouver des responsables politiques expérimentés sans reprendre les "éléphants" (qu'aurait dit l'UMP si l'on avait nommé les Chevènement, Hue, Jack Lang) ou les personna non grata (DSK ou encore Julien Dray). Enfin, je préfère donc une équipe inexpérimentée (dont l'âge moyen n'est pas si bas, d'ailleurs), composée d'élus légitimés par le suffrage universel, qui ont tout de même de fortes expériences locales ou parlementaires, et qui vont mettre leur détermination et leur fierté au service des Français !

 

5- Enfin, la composition d'un gouvernement étant un savant dosage, l'équipe formée hier est assez savoureuse. Je mets de côté la question de la place des courants socialistes: je pense que, comme moi, la plupart des Français se fichent de savoir qui est plutôt hollandais, combien le gouvernement compte de "fidèles d'Aubry" ou de "proches de Ségolène". Je sais que ces dosages sont extrêmement importants pour les socialistes, notamment pour François Hollande qui, quand il était Premier secrétaire, devait déjà composé avec ces courants multiples au sein desquels il instituait la fameuse synthèse. Pourtant, ces dosages partisans ne m'intéressent pas car chacun, en tant que ministre (avec la discipline qu'elle implique), jouera collectif et non pour son présumé champion. En revanche, la place donnée aux Verts et au PRG (pour l'instant, deux postes chacun), puis au MRC (non récompensé) est primordiale: le gouvernement finalisé, après les législatives, devra représenter toute la diversité de la gauche pour ne pas tomber dans le piège de l'Etat-PS, déjà dénoncé par la droite ! Sarko voulait la diversité? Sept ministres hollandais la représentent (trois issus de l'outer-mer, alors que souvent il n'y en a qu'un pour le poste de l'Outre-mer, précisément; trois issus de l'immigration nord-africaine et une de l'immigration asiatique). Sarko voulait des ministres proches des gens, pour couper la domination des élites issues des grandes écoles? Seuls cinq ministres hollandais ont fait l'ENA, la plupart ayant un diplôme universitaire correspondant à leur domaine professionnel. Paris réussis !

Par Aurelien Royer - Publié dans : Présidence de la République - Communauté : Libre parole
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 18:39

La 1ère journée de la présidence Hollande était parfaite: les symboles choisis avaient été pertinents et l'attitude du nouveau Président laissait présager ce que devait être la présidence "normale" promise par le vainqueur. Le choix de son chef de gouvernement constituait une décision sans suprise, en cela qu'elle est logique et mûrement réfléchie. Il en sera de même de la composition du gouvernement, toujours attendue: il est vraisemblable que tous ceux qui ont joué un rôle-clé dans la campagne électorale récupéreront le ministère qui correspond à leur domaine de prédilection, sur lequel ils étaient chargés de rédiger la partie associée du projet socialiste. Ainsi, Marisol Tourraine, spécialiste des questions sociales (en particulier, liées à la santé), devrait récupérer un ministère des Affaires sociales dont les limites ne semblent pas encore clairement définies (intégrer ou non le Travail?). De même, Stéphane Le Foll, connu des militants socialistes mais proche peu connu de M. Hollande, pourrait obtenir le ministère de l'Agriculture, sujet sur lequel il fut chargé de travailler dans l'équipe du candidat. On pourrait ainsi multiplier les exemples...

 

Tout cela ne n'est que spéculations. Annoncée, en début d'après-midi, pour 16 heures, l'annonce du gouvernement Ayrault a été repoussée sans que la Présidence ne donne un horaire précis. Depuis, les journalistes sont sur place, attendent devant les grilles fermées de l'Elysée tandis que des "éditions spéciales" traînent en longueur sur les chaînes d'info: les bandeaux de bas d'écran affichent les hypothèses sous la forme "Untel devrait obtenir le ministère de ceci"; "Un autre doit être nommé ici"... Voilà donc le premier couac de l'ère Hollande. Le fait que l'annonce ait ainsi été repoussée crée une invertitude et incite les médias à commencer le vide, à véhiculer les indiscrétions: comme à l'époque Sarkozy, la composition supposée du gouvernement est annoncée par les médias, comme si des fuites proches du pouvoir étaient organisées. Sauf que, cette fois, les médias délivrent, au compte-gouttes, l'évolution du feuilleton. On a le sentiment que le nom des membres de l'équipe gouvernementale n'est pas définitivement arrêté, qu'il existe des certitudes (Valls à l'Intérieur, Fabius au quai d'Orsay, Peillon à l'éducation...) et que, dans le même temps, il reste des incertitudes, des cas litigieux que la Présidence est en train de régler.

 

Pourquoi en est-on là? Mon analyse est simple: l'équipe de campagne du candidat Hollande était beaucoup trop pléthorique et masculine... Résultat: puisque le nouveau Président semble choisir ses ministres parmi son cercle de fidèles (semblant constitué ce que la droite ne manquera pas d'appeler un Etat-Hollande, où les proches de Martine Aubry, elle-même "recalée", n'ont que peu de places), il est dans une impasse. Aucun nom d'écologistes ne circule, comme s'il ne leur trouvait pas la moindre place compte-tenu du nombre de prétendants aux porte-feuilles ministériels. Pire: contraint de maintenir son engagement d'un gouvernement paritaire, pour ne pas être pris en défaut dès le début de son mandat, il doit trouver des femmes... Or, à part les porte-paroles de sa campagne et quelques figures assurées d'en être, il est probable que les deux têtes de l'exécutif peinent à éjecter des prétendants masculins pour leur trouver des remplaçantes féminines. Dès le début de sa campagne, j'avais déploré cette maigre féminisation d'une équipe finalement mal constituée !

 

Ce n'était que symbolique... mais c'est l'une des causes, à mon sens, de ce feuilleton qui n'en finit pas. Trois heures après l'horaire initialement indiqué, l'annonce officielle par le secrétaire général de l'Elysée ne saurait tarder... Espérons que cette composition ne décevra pas et que le Premier ministre, invité du 20 heures de France 2, saura tracer une ligne claire, pour ne pas ajouter à la confusion ambiante ! Ce serait donner une nouvelle occasion à l'UMP qui a déjà commenté, stupidement, l'absence de la maire de Lille dans le nouveau gouvernement: pour les leaders de la nouvelle opposition présidentielle, c'est le début d'une cohabitation entre la Première secrétaire, qui ménera la campagne des législatives pour le PS, et le Président. Comme si, ces cinq dernières années, le tandem Sarkozy-Copé ne donnait pas cette même impression d'une cohabitation entre un Président omniprésent et un ambitieux soucieux de prendre sa place ! Passons. Quoi qu'il en soit, le chef de l'Etat devra savoir justifier les repêchages de ses fidèles... Car, malheureusement, tout cela sent trop le partage d'un gateau, bien appétissant, par un clan ! Méfiance !

Par Aurelien Royer - Publié dans : Présidence de la République - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 17:30

On sait, depuis François Mitterrand, que le premier jour d'une Présidence est plein de symboles... que le nouveau locataire de l'Elysée, une fois investi sous les ors de l'Elysée, doit choisir avec beaucoup de réflexion. Celui qui est désormais le premier (et non plus l'unique) Président socialiste avait marqué les esprits en allant déposer, sur des tombes choisies avec précision: Jean Jaurès (référence ultime du socialisme et du pacifisme), Jean Moulin (incarnation de la résistance, jusqu'à la mort, au nazisme) et Victor Schoelcher (député de la IIème République, son nom ne figure pas dans les programmes d'histoire alors qu'il est l'initiateur de l'abolition définitive de l'esclavage en France). En 2007, après la cérémonie élyséenne (arrivée en famille avec son épouse et ses enfants, gestes de complicité pour essuyer une - fausse? - larme sur le visage de Cécilia), le président Sarkozy avait choisi le monument rendant hommage, au bois de Boulogne, à Guy Moquet: il voulait se tourner vers le passé pour évoquer la résistance et mettre en avant son attachement personnel à ce personnage, communiste fusillé pendant la Seconde guerre mondiale... et qui allait devenir une figure de son quinquennat. Ou quand le Président transforme une passion personnelle en commande d'Etat, imposant aux enseignants de lire sa lettre à date fixe !

 

En 2012, le président Hollande a cherché à ne produire aucun faux pas, d'autant qu'à l'ère de l'Internet et des chaînes d'info en continu, toute image donne lieu à commentaires et analyses: les propos en "off" ne le sont plus avec les inombrables micros qui entourent le chef de l'Etat. Tout est donc scruté à la loupe et la moindre erreur donne lieu à polémique. On sait, depuis Nicolas Sarkozy, que les choix personnels du Président, avant même son investiture, sont très observés. L'épisode Fouquet's suivi du yacht en Méditerranée a fait des ravages... Sérieux, sobre et voulant affirmer sa dimension d'homme d'Etat, François Hollande s'est isolé, a repris le chemin de son bureau dès le lendemain de son élection, a préparé les dossiers urgents et son agenda présidentiel... Ainsi, dès le jour de son investiture, compte-tenu des rendez-vous internationaux (Berlin, hier soir, puis Bruxelles, Washington...), le nouveau président se devait d'être prêt. Non pas à "habiter la fonction" (c'est ce qu'il fait depuis un an), mais à gérer les dossiers urgents. En y ajoutant quelques bains de foule dans la rue de son appartement parisien, ainsi que des déplacements symboliques (en Corrèze pour ses adieux au Conseil général ou au siège du PS pour, avant son entrée en fonction, saluer une dernière fois le Bureau politique qui préparait les législatives... avant de s'élever au-dessus des partis et esprits partisans). Montrer son sérieux. Se mettre au travail pour servir le pays. François Hollande a bien choisi son attitude... aux antipodes de celles de son prédécesseur.

 

Il en fut de même, hier, pour la journée d'investiture. Malgré la pluie, le chef de l'Etat a salué la foule (assez peu nombreuse, malgré ces Français qui avaient pris des RTT pour assister à l'événement) dans sa nouvelle voiture hybride, avant de gagner l'Arc de triomphe. Trempé, il a ravivé la flamme du Soldat inconnu (suivant la méthode soufflée par son prédécesseur lors du dernier 8 mai) avant un bain de foule. Au cours de l'après-midi, les gestes symboliques, en rupture avec ceux de Sarko, ont été soigneusement choisis... et, à mon avis, resteront dans l'histoire. Quatre grands temps forts ont eu lieu:

1- Un repas sur une table Repas-Elysee-Hollande.jpegronde dans le palais de l'Elysée (photo) a réuni les anciens Premiers ministres socialistes (Pierre Mauroy, Laurent Fabius et Lionel Jospin), tous trois présents à l'investiture... rappelant que la gauche au pouvoir, ça date ! L'émotion était palpable: trop sobre et sérieux, Jospin rappelle, depuis une semaine, que les législatives approchent; désireux de sauvegarder la place qui lui est assurée, Fabius ne s'est pas distingué; ému, Mauroy a exprimé, en "off", à Hollande sa satisfaction de voir un socialiste accéder à l'Elysée. Jean-Pierre Bel (au centre, légèrement à droite), président du Sénat et autre fidèle de F. Hollande, complète la tablée élyséenne.

2- Dépôt d'une gerbe au pied de la statue de Jules Ferry dans le jardin des Tuileries: devant un public de lycéens, à qui il a serré les mains dans une bousculade qui a donné des sueurs froides à son service de sécurité (lequel craint évidemment cette envie de normalité et de proximité, sincère, du président), il a pris soin, dans un discours moins lyrique et grandiloquent que ceux rédigés par Henri Guaino, de désamorcer une polémique stupide. Certes, Ferry a été un défenseur de la colonisation, du temps où il dirigeait le gouvernement de la IIIème République... mais il fut aussi, et surtout, l'initiateur des lois de 1881-1882 qui rendirent l'école gratuite, obligatoire (de 6 à 13 ans, à l'époque) et laïque. C'est, à juste titre, une des grandes lois de la République, permettant à tous les enfants de quitter le monde du travail (celui des mines, par exemple) pour accéder à la culture et au savoir, sans condition de revenus des parents !

 

3- Dépôt d'une gerbe au pied de la statue de Pierre et Marie Curie dans la cour de l'Institut Hollande-a-l-Institut-Curie.jpg du même nom (photo): acclamé par les chercheurs qui travaillent en ce lieu et sous la pluie, le chef de l'Etat a voulu cumuler deux symboles. Marie Curie, deuxième femme enterrée au Panthéon, est à la fois une chercheuse de renom, célébrée pour ses deux Prix Nobel (de physique puis de chimie), et une étrangère, d'origine polonaise, qui su (et pu) s'intégrer en France.

4- La réception à l'Hôtel-de-Ville: le nouveau Président, acclamé dans la grande salle de cet édifice par les élus de gauche et les ténors du PS (dont une rangée d'hommes "mûrs", où la tenue rouge de Ségolène Royal faisait exception), s'est assis aux côtés d'un Bertrand Delanoë les larmes aux yeux. On comprend, avec ce moment, que la gauche est fière, que ce retour au pouvoir constitue un grand moment de leur vie politique et personnelle...

 

De cette journée, riche et symbolique, le 7ème président de la Vème République s'est démarqué du 6ème. Contacts directs répétés avec le public, venu l'écouter en ces nombreux lieux de la capitale; choix de sites mêlant l'héritage de l'histoire de notre République et évocation des priorités d'avenir pour le quinquennat (l'école et la recherche pour stimuler la croissance par l'innovation): ces marqueurs donnent le ton d'un mandat présidentiel qui, avant d'avoir véritablement commencé, semble bien parti. Le style "hollandais" marque une rupture... et répond à une attente des citoyens. Pourvu que cela dure !

Par Aurelien Royer - Publié dans : Présidence de la République - Communauté : Histoire
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 22:17

Cette journée a été historique pour la France et son nouveau Président: matinée à l'Elysée pour la passation de pouvoir et la prestation de serment, puis sur les Champs-Elysées pour la montée en voiture devant le public amassé sur les trottoirs; après-midi à Berlin pour rencontrer Angela Merkel, marquant ainsi l'importance du moteur franco-allemand même quand le président français et le chancelier allemand ne sont pas de la même famille politique. La photo des deux dirigeants, qui forment un nouveau couple qui pourrait ne durer que quelques mois (les socialistes français attendent, avec impatience, la victoire des sociaux-démocrates et de la gauche allemande aux prochaines législatives, prévues en septembre 2013), était ainsi attendue. Cela fait une semaine que la rencontre était en préparation: quelques jours après son élection, François Hollande préparait, avant même la composition de son gouvernement, les rendez-vous de son calendrier international. Tout juste élu, et même pas investi, le chef de l'Etat recevait, dans son QG dit "de transition", le président du Conseil européen (Herman van Rompuy) puis le président de l'Eurogroup (Jean-Claude Junker) qui ont fait le déplacement... sans attendre que le président Hollande ne se déplace lui-même à Bruxelles ! Etonnant, non?

 

Une chose est sûre: cette élection prouve que le choix des citoyens français est scruté partout dans le monde et en Europe, à tel point que l'alternance a provoqué des changements d'humeur auprès des dirigeants du continent. Du jour au lendemain, les autorités allemandes se mettent à utiliser les mots "relance" et "croissance" alors que seule la sacro-sainte "rigueur" dominait leur discours jusque-là: ainsi, le ministre des Affaires étrangères a-t-il eu une belle formule, expliquant que "la rigueur budgétaire et la relance de la croissance sont les deux faces d'une même pièce"... Pièce qui était, jusque-là, nettement truquée ! Du jour au lendemain, mais avec un peu d'avance sur les autres Européens, le président de la BCE (l'Italien Mario Draghi), informé des sondages français, faisait d'un "pacte de croissance" une nécessité pour la zone €uro. A tel point que M. Hollande pouvait en tirer partie dans l'entre-deux-tours ! Aujourd'hui, investi président, il est désormais confronté à la dure réalité des négociations, après une semaine de dialogue à distance avec Mme Merkel... La (nouvelle) vision française l'emportera-t-elle sur le Pacte merkozyen qui a débouché sur un traité, paraît-il non renégociable? Le modèle allemand, tant vanté par la droite, sera-t-il appliqué en France? L'enjeu est majeur.

 

Qu'est-ce que le modèle allemand? Depuis la grave crise de l'€uro, c'est d'abord et avant tout la rigueur budgétaire: pour l'équipe Merkel, ce qui compte, c'est de réaliser des économies dans les dépenses afin de réduire les déficits, sans pour autant augmenter les recettes par des augmentations d'impôts qui freinaient l'initiative des entreprises et des plus favorisés. En Allemagne, depuis le début des années 2000, la politique économique et sociale, amorcée par le socialiste "moderne" Gerhard Schröder, a relancé le dynamisme allemand, sa croissance, la compétitivité de ses entreprises et redressé la balance du commerce extérieur. Comment? En créant un modèle social, quelque peu opposé au nôtre: le droit de licenciement est facilité pour les entreprises en échange de droits supplémentaires pour les salariés, mieux défendus par des syndicats puissants (c'est la flexsécurité scandinave); le coût du travail a été progressivement réduit par un rétrécissement de l'écart entre les salaires brut et net (donc, une baisse des cotisations); faute de cotisations, les dispositifs de solidarité ne protègent pas tous les travailleurs, qui ont recours au privé pour se soigner ou préparer leur retraite; l'âge de départ en retraite et la durée de cotisations ont été repoussés selon des modalités plus strictes que la réforme Fillon; le SMIC n'existe pas et des emplois précaires, à des tarifs horaires indignes, ont été créés.

 

Bref, à moins de vouloir faire encore plus de pas vers le libéralisme économique qui ravage la qualité de vie des travailleurs, le projet de M. Hollande est aux antipodes: l'Etat doit utiliser une part majeure de ses investissements dans des politiques de relance (facilité d'embauches, politique de recherche et d'innovation...) pour retrouver la croissance et, ainsi, préserver le modèle social français. Certes, le coût du travail, peu compétitif vis-à-vis de pays face auxquels nous ne serons jamais compétitifs, est élevé mais, en échange, notre pays dispose de systèmes de solidarité parmi les plus protecteurs du monde. Faut-il en avoir honte? Faut-il le démanteler pour réduire, plus vite, nos déficits tout en détruisant notre tissu social?... Posé en ces termes, le débat a d'ailleurs poussé une partie de la droite à modifier son discours: dans l'entre-deux-tours, Mme Pécresse avait, par exemple, indiquer ne souhaiter prendre que le meilleur du "modèle allemand". Elle était obligée, face à Pierre Moscovici, de reconnaître que l'inexistence du SMIC ou le faible niveau des systèmes solidaires n'étaient pas applicables dans notre pays ! Victoire ! Quitte à regarder hors de nos frontières, mieux vaut observer ce qui a coulé certains pays (la concentration des dépenses sur un secteur économique qui a constitué une bulle: le bâtiment en Espagne) que s'inspirer de ce qui marche... alors que cela ne marche que dans un contexte économique, social ou encore démographique qui n'est pas celui de la France !

 

Dans le débat d'entre-deux-tours, Nicolas Sarkozy dénonçait l'écroulement de pays gouvernés par des socialistes, citant la Grèce, l'Italie et l'Espagne. Dommage qu'à cet instant, François Hollande n'a pas su rappelé que la Grèce a sombré sous l'effet de la politique d'un gouvernement de droite qui avait plombé les comptes en cachette, obligeant un gouvernement socialiste à tenter de sauver le pays. En vain. Dommage qu'il n'a pas rappelé que, si l'Espagne a sombré, c'est qu'elle a été victime des ravages de l'ultra-libéralisme... M. Zapatero recevait d'ailleurs les louanges de la droite française quand il a contribué à son implantation dans l'économie locale. Il n'est devenu un contre-modèle qu'une fois la bulle immobilière et la crise éclatées. Heureusement, le candidat socialiste avait rappelé que l'Italie était aux mains, depuis de nombreuses années, d'un gouvernement clairement à droite, sous la houlette de Silvio Berlusconi... dont Sarko a voulu se démarquer, comme s'il ne le connaissait pas ! Reste, maintenant, à ne pas se tirer les uns sur les autres (ce que l'ancien Président avait commencé à faire en tirant sur les pays en souffrance) et à trouver une façon, sérieuse, planifiée mais audacieuse, de sortir de la crise... Il faudra à nos nouveaux diplomates du talent pour faire comprendre aux gouvernements conservateurs que leurs potions, qui ont failli nous sortir de la crise quatre fois ces quatre dernières années, n'ont pas d'effets. Preuve en est la dégradation, persistante, de la situation grecque. Peut-être ce rôle de négociateur incombera-t-il, au moins partiellement, à Jean-Marc Ayrault, nouveau Premier ministre qui, en tant qu'ancien professeur d'allemand, devra discuter avec son homologue (Mme Merkel n'étant "que" chef de gouvernement !).

Par Aurelien Royer - Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : La voix des Européens
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(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

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(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

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“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

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(
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“La paix, c'est de la
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(
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